L’hypnose thérapeutique en onco-hématologie

    #Pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique

Dernière mise à jour : 16/12/2016


L’hypnose est une thérapie complémentaire qui ne se substitue pas aux traitements conventionnels du cancer.

Elle est un soin de support en onco-hématologie et ne doit pas être considérée comme un traitement curatif du cancer.

L’hypnose est un état de conscience (consciousness) qui induit une absorption de l’attention et une diminution de la conscience (awareness) caractérisé par une plus grande capacité à répondre aux suggestions (définition de l’American Psychological Association)

On définit l’hypnose thérapeutique comme un ensemble de techniques psycho-corporelles (cf annexe) qui permet d’activer un phénomène neurophysiologique, que nous appellerons ici « transe thérapeutique», et ceci dans un contexte de soins avec intention d’améliorer des symptômes et/ou comportements.

Il s’agit donc d’un outil thérapeutique non médicamenteux. Elle doit être recommandée pour une indication identifiée.

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Contributeurs

Coordination

Stéphanie Träger (Stains), Jean Danis ( Paris)

Coordination méthodologique

Catherine Desandere (RRC de Picardie), Stéphane Chateil ( RRC de Picardie)

Membres du groupe de travail

Sylviane Achelous (Toulouse), Virginie Adam (Vandoeuvre les Nancy), Jean Pierre Alibeu (Grenoble),  Isabelle Bardet (Gonesse), Olivier Berthelet (Chambéry), Adeline Dervaux (Chinon), Nicolas Drouet  (Voiron), Remi Etienne (Vandoeuvre les Nancy), Gwladys Fontaine (Senlis), Cécile Gaffet (Amiens),  Guénaelle Gautier (Rennes), Léa Loriguet (Amiens), Samia Testa (Nantes), Gilles Villot (Praz Coutant)

Relecture

Yolande Arnault (Marseille), Charlotte Baron (Roubaix), Jean Becchio (Villejuif), Antoine Bioy (Paris),  Christophe Canevet (Lille), Claire Chauffour-Ader (Toulouse), Isabelle Defaye ( Lyon),Laurence  Detourmignies (Roubaix),Florence Domont (Caudry), Fadila Farsi (Lyon), Sandrine Lavau-Denes  (Limoges), Pierre Lelong (Lille), Claudia Mekil (Villeneuve d’Ascq), Isabelle Muller (Alsace) ,Marie-Pierre  Noel-Walter (Lille), Michel Olivier (Toulouse), Sylvain Pourchet (Paris), J. Pouymayou (oncomip), Sophie  Ribouley, Martine Szczapa (Lille), Fabrice Thiery (Lyon), Laurence Vanlemmens (Lille), Claude Virot,  Virginie Woisard (Toulouse)

Approbateurs (participants aux ateliers des J2R du  15/12/2016)

Virginie Adam, Michèle About, Alya Ben-Rais, Laurente Benoist, Nelly Bessieres, Viviane Bigeon,  Veronique Brubach, Blandine Darley, Veronique Descle, Marjorie Dumont, Christelle Gautrin, Marie-  Pierre Jusot, Joelle Lefevre, Béatrice Leguy, Mr Merlin, Lise Noel, Isabelle Parisot, Hélène Protois, Joe  Reguene, Samia Rhouni,Myriam Rouviere, Latifa Saidi, Nicole Seigner, Lucie Thevem, Francoise  Tiberino

Définition

Définition -1- 

▪L’hypnose est «un état de conscience (consciousness) qui induit une absorption  de

l’attention et une diminution de la conscience (awareness) caractérisé par une plus  grande capacité à répondre aux suggestions» (définition de l’American  Psychological Association)

▪A partir du terme « Hypnoscope » proposé par le français Hénin de Cuvillers  (1820), le terme « hypnotism » est proposé en 1842 par le chirurgien anglais James  Braid pour définir des techniques de soins non médicamenteuses qui plongent les  patients dans un état de conscience particulier (ressemblant au sommeil) avec  l’objectif de diminuer la douleur notamment  lors d’actes de chirurgie.

On définit l’hypnose thérapeutique comme un ensemble de techniques  psycho-corporelles (cf annexe) qui permet d’activer un phénomène  neurophysiologique, que nous appellerons ici « transe thérapeutique»,  et ceci dans un contexte de soins avec intention d’améliorer des  symptômes et/ou comportements. Il s’agit donc d’un outil thérapeutique  non médicamenteux. Elle doit être recommandée pour une indication  identifiée.

 

Définitions -2-

  • L’hypnose est un phénomène physiologique banal et naturel, que nous possédons tous, un mode de fonctionnement du cerveau qui permet de s’extraire de la réalité.

C’est un état de « rêverie », de concentration, comme être captivé  par un livre ou tout autre chose qui nous fait mettre à l’écart de ce qui  se passe autour de nous. Une partie de soi est ici pendant que l’autre  partie de l’esprit est ailleurs. L’imagerie, l’intuition et l’évocation  l’emportent sur le raisonnement, et l’expression de l’émotion est  facilitée.

  • L’hypnose n’est pas un sommeil.
  • Tout patient peut bénéficier d’une séance d’hypnose avec son accord.
  • Les séances d’hypnose peuvent être collectives

 

Définition -3- 

La transe : est un des états de conscience de l’éveil (en opposition au  sommeil) banal et naturel, plus ou moins intense.

Hypnose accompagnée ou communication thérapeutique : présence  aux côtés du patient d’un praticien qui utilise des techniques de  communications verbales et/ou non verbales pour induire une transe chez  le patient, dont on attend des bénéfices thérapeutiques (l’hypnoanalgésie  fait partie de l’hypnose accompagnée).

Autohypnose : pratique autonome de l’hypnose après avoir appris  auprès d’un praticien comment intentionnellement stimuler la transe.

Hypnosédation : pratique alliant l’hypnose et l’anesthésie, avec pour  objectif un équilibre entre ces deux approches pour atteindre un confort  optimal et le moins possible de désagréments post interventionels.

Hypnothérapie : utilisation de l’hypnose dans un cadre d’intervention  psychothérapeutique.

Neurophysiologie

▪Chez le sujet au repos, les régions cérébrales les plus actives sont les  aires impliquées dans la conscience . Sont concernées des aires frontales  et pariétales, à la fois latérales et médianes

2 composantes essentielles :

La conscience du monde extérieur (cerveau tâche dépendant)

La conscience de soi (réseau du mode par défaut cf annexe) : non pas au  sens philosophique du terme, mais plus largement comme le fait d’être  concentré sur son monde intérieur. Ces deux dimensions sont  anticorrélées, le sujet focalisé sur «sa petite voix intérieure» étant moins  réceptif aux stimuli en provenance de l’environnement et vice-versa.

Le cerveau observé en hypnose (IRM fonctionnelle)

  • En IRM fonctionnelle on peut observer:
  • Augmentation de l’activité cérébrale plus importante que chez les sujets non hypnotisés
  • Cortex frontal inférieur droit : contrôle volontaire des tâches
  • Aire de Broca : langage
  • Déconnexion des aires prémotrices: planification des mouvements
  • Communication cortex pré moteur et cuneus : associé à la création d’images mentales, mémoire épisodique et représentations de soi
  • L’exécution des mouvements serait déconnectée de l’intention et de l’attention.

Des représentations mentales et l’introspection déclenchées par les suggestions  prendraient le contrôle du comportement.

=> Le pouvoir de la suggestion hypnotique et de l’imagerie intérieure sont ainsi  confirmés.

=> La personne sous hypnose serait en état d’hyper contrôle. Comme si, en état de  transe, l’activité imaginaire du cerveau était en mesure de modifier de façon bien  réelle, les perceptions vécues par le corps.

Contrairement à la relaxation, il existe un état d’hyper activation cérébrale lors de l’hypnose

Indications

Avant le traitement spécifique:

Les   examens   complémentaires  de  diagnostic   et  de   suivi:  biopsies,  radiologiques,  endoscopiques, radiothérapiques et médecine nucléaire ( ex: claustrophobie…)

Accompagnement en amont de phases de traitements

=> A tous les stades du traitement :

Traitement  de   chirurgie*:   pose   de   site   implantable,  tumorectomie,  curage  axillaire,  mastectomie, reconstruction mammaire, pose et dépose de prothèse mammaire .

*Avantages : pas d’anesthésie généraleavec ses effets secondaires, moindre saignement per-opératoire, stabilité  hémodynamique, bon rétablissement post-opératoire, moins de consommation d’antalgiques et d’anxiolytiques en rapport  avec l’intervention

Effets secondaires de la chimiothérapie (nausées, vomissements, asthénie)

Effets secondaires de la radiothérapie (asthénie)

Bouffées de chaleur secondaires aux traitements hormonaux

Sevrage tabagique

Douleur aigüe et chronique: nevralgie de la face et du cou, algie de la face, douleurs  séquellaires post chirugicales ou de radio/chimiothérapie, membre fantôme, neuropathie  intercostobrachiale, actes invasifs (ponction lombaire, pleurale, pose de SNG…) …etc

Insomnie

Anxiété dépression

Syndrome post traumatique

=> Après le traitement :

Réhabilitation (ex : projet de vie, réinsertion socio-professionnelle…).

Déroulé d’une séance d’hypnose

Déroulement d’une séance d’hypnose : 

 

L’entretien préalable : 

C’est un moment très important pendant lequel sont utilisées des  techniques de communication verbales et non verbales

Il  est  comparable  à  une  première  consultation  médicale  mais  certains points particuliers seront recherchés :

-Mode de vie et histoire

-Ressources du patient à travers la recherche de ses centres  d’intérêts et de ses compétences ou expertises

-Descriptions des symptômes et conséquences

-Attentes et intentions

 

L’induction (ou activation du processus hypnotique) : 

  • On utilise des techniques verbales et non-verbales.
  • Le patient s’installe dans la position la plus adaptée pour lui de façon à faciliter l’induction hypnotique. De façon rituelle on l’invitera à réutiliser cette position pour l’autohypnose. Le plus souvent il est invité à fermer les  yeux.
  • Le praticien l’accompagne et lui propose de prendre conscience de ses perceptions (ici et maintenant) : sa position, sa respiration, les sons perçus, et toutes sortes de phénomènes  dont on peut prendre  conscience.
  • De nombreuses techniques peuvent être utilisées : la confusion, la fixation d’attention sur une image ou une situation..

 

l’Approfondissement : 

  • Le patient en est l’acteur principal. Le contenu de la séance est orienté selon l’indication et l’objectif.
  • Le praticien peut utiliser différents outils de communication : suggestions directes ou indirectes, métaphores…etc. Certains patients préfèrent garder le silence pendant la séance alors que d’autres  ressentiront le besoin d’échanger avec l’hypnopraticien ce qu’ils sont en  train d’expérimenter.
  • Les émotions ressenties pendant la transe sont souvent adoucies, comme mises à distance, ce qui permet de les vivre avec plus de sérénité. Elles peuvent, toutefois, se manifester à travers de micro  expressions faciales et parfois des larmes (non spécifique de l’hypnose).

 

Sortie de l’état hypnotique :

Cette phase vient en miroir de l’induction, elle permet au patient de  revenir « ici », c’est -à-dire vers le lieu où il se situe, et « maintenant », c’est-à-  dire dans le moment présent.

Entretien post-hypnotique :

Le patient est invité s’il le souhaite à exprimer son vécu de l’expérience ce qui  permet au thérapeute d’adapter au mieux ses techniques lors des séances  ultérieures.

Inciter le patient à la pratique de l’autohypnose à toutes les phases de la séance d’hypnose!

Effets indésirables - Contre-indications

Effets indésirables :

Les effets indésirables sont rares. Quelques effets bénins ont été décrits  dans la littérature:

  • Asthénie
  • Vertiges
  • Anxiété
  • Céphalées
  • Sensation de malaise

Un nouveau contact avec l’hypnopraticien peut être nécessaire pour  réévaluer la stratégie thérapeutique hypnotique

 

Contre-indications relatives :

  • Etats psychotiques
  • Démences modérées à sévères

La surdité n’est pas une contre-indication en soi mais l’outil doit être adapté ( ex:  toucher et mouvement)

Hypnose et risque de dérives

L’hypnose n’est pas une pratique réglementée !

Attention aux :

  • Risques de manipulation  mentale:  fabrication de faux souvenirs
  • Dérives financières
  • Dérives sectaires (cf rapport MIVILUDES* en annexe)

Pour prévenir ces risques de  dérives:

  • L’hypnose est et doit être utilisée en thérapie complémentaire des traitements  spécifiques onco-hématologiques  chez un patient adhérent et consentant.
  • L’hypnopraticien doit être formé et utiliser l’hypnose dans son domaine de  compétence
  • Code de déontologie professionnelle, loi et règlements de sa profession

Exemple de Code déontologique proposé : charte éthique  de la Confédération Francophone d’Hypnose et de  Thérapies Brèves (CFHTB: cf annexe)

Formation

Non réglementée par le code de la santé publique  Non reconnue par l’ordre des médecins

Acte coté PMSI non valorisé financièrement : 

Conseils aux soignants formés à l’hypnose

  • S’assurer que la démarche s’intègre dans un projet de  service
  • Privilégier le travail en équipe +++
  • Intégrer une coordination de soins de support dans le cadre d’une  démarche intégrative
  • Participer à des intervisions (partage avec des confrères  hypnopraticiens) et à des supervisions (formateurs référents)
  • Maintenir la dynamique avec des formations continues

Annexes

Techniques psycho-corporelles (les plus utilisées en onco-hématologie) : 

  • Hypnose
  • Méditation pleine conscience
  • Sophrologie
  • EMDR
  • TOP (Technique d’Optimisation du Potentiel)
  • Yoga
  • Arts martiaux internes (Chi qong, etc…)

Définitions Hypnose : 

L’ hypnose est :

▶ “un état passager d’attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une  personne et dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en  réponse à des stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un  changement de la conscience et de la mémoire, une susceptibilité accrue à la  suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas  familières dans son état d’esprit habituel. En outre, des phénomènes comme  l’anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices  peuvent, dans l’état hypnotique, être produits ou supprimés.” Définition de la British  Medical Association (1955)

▶ “un mode de fonctionnement psychologique par lequel un sujet, en relation avec un  praticien, fait l’expérience d’un champ de conscience élargi. Cette définition implique  que la pratique de l’hypnose recouvre deux dimensions : à la fois un état de conscience  modifiée que l’on nomme état hypnotique mais aussi une relation singulière. L’état  hypnotique a été caractérisé à la fois par les neurosciences (imagerie cérébrale) et par  la psychologie (théorie de la dissociation psychique). Quant à la dimension de la  relation, elle renvoie à une communication thérapeutique telle que l’a développée par  exemple Milton H. Erickson et à une dimension intersubjective particulièrement étudiée  en hypnoanalyse » . Antoine BIOY, professeur des universités en  psychologie

L’hypnose éricksonienne : Milton Hyland ERICKSON (1902-1980) est un psychiatre  américain qui a modernisé la pratique de l’hypnose thérapeutique. C’est une hypnose  permissive et utilisationnelle, le thérapeute utilisant ce que lui apporte le patient : ceci  laisse toute la place au patient qui est donc acteur de sa thérapie. Cette méthode  hypnotique est basée sur l’observation très attentive du patient. Le travail hypnotique  fait appel à l’imagination du patient ainsi qu’à une démarche clinique créative et à  chaque fois adapté au patient, qui ont été décrits par les élèves de Milton H. Erickson.

Les suggestions indirectes sont le plus souvent privilégiées par Erickson mais lorsque la  situation ou le contexte s’y prête, les suggestions directes peuvent être à privilégier  (situation particulièrement aiguë, par exemple).

 

Neurophysiologie de l’hypnose : 

Les aires activées par un stimulus douloureux : CCA, préfrontal, somatosensoriel  primaire, prémoteur, insulaire, thalamus, striatum (pain matrix) sont fortement déprimées  par l’hypnose.

La douleur chronique est associée à une forte connectivité entre le cortex insulaire et le  réseau du mode par défaut. L’hypnose réduit fortement cette connectivité (dissociation)

Les études du fonctionnement cérébral sous hypnose confirment donc le pouvoir de la  suggestion hypnotique et de l’imagerie intérieure.

L’action de l’hypnose sur le cerveau inconscient semble favoriser la résilience  immunitaire.

En état de « transe », l’activité imaginaire du cerveau est en mesure de modifier de façon

bien réelle, les perceptions vécues par le corps.

Contrairement à la relaxation, il existe un état d’hyper-activation cérébrale lors de  l’hypnose. Loin de perdre la maîtrise de son corps, la personne sous hypnose, serait au  contraire en état d’hyper contrôle.

Default mode network : 

 

Code éthique de la CFHTB : code éthique de la CFHTB

1.L’intérêt et le bien-être du patient doivent toujours constituer l’objet prioritaire.

2.L’hypnose est considérée comme un complément à d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques. Il en résulte que la  connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche.  L’hypnopraticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce sonactivité hypnotique.

3.L’hypnopraticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de  sa profession.

4.L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics,  ludiques sera proscrite.

5.L’hypnopraticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées (Cf. ci-dessus point 2).

1.L’hypnopraticien ne donnera en aucun cas des enseignements impliquant l’apprentissage des techniques hypnotiques à des  personnes ne disposant pas d’une qualification adéquate. Des exceptions seront faites à ce principe pour les étudiants en fin  de

qualification dans les champs professionnels où doit s’inscrire leur pratique de l’hypnose : Médecins, Dentistes, Psychologues,  Infirmiers, Kinésithérapeutes. Dans tous ces cas, le passage à la pratique de l’hypnose reste conditionné à l’obtention de  qualification complète dans le champ professionnel considéré. Pour les étudiants des professions paramédicales, la pratique   de

l’hypnose supposera la mise en place d’une structure de travail supervisé, selon le champ d’application, par un hypnopraticien  médecin, psychiatre, psychologue, chirurgien-dentiste d’au moins cinq ans d’ancienneté de pratique en hypnose médicale.

2.La communication d’informations relatives à l’hypnose auprès des différents médias est recommandée dans la mesure où elle  s’appuie sur des connaissances précises et permet de minimiser les distorsions et les représentations erronées relatives à  l’hypnose. Réciproquement, il est demandé aux hypnopraticiens formés par l’association d’éviter toute action (communications,  publications,etc…) tendant à compromettre l’aspect scientifique et la dimension éthique de la pratique hypnotique en donnant à  celle-ci une représentation tendancieuse (amalgame avec magie et les para-sciences) et simpliste incitant par là même à une  pratique non qualifiée. En cette matière, s’abstenir de tout triomphalisme militant et citer ses sources sont deux règles qui  s’imposent. C’est pour ces raisons que les hypnopraticiens qui sont en cours de formation sont invités à s’abstenir de faire des  communications publiques sur l’hypnose ou la thérapie Ericksoniennes (conférences, articles, interviews, contacts avec la  presse écrite ou audiovisuelle) tant que leur formation n’est pas terminée. Le non-respect de ces engagements pourra conduire  le Conseil d’administration de l’association à prononcer l’exclusion de l’association, de la formation et/ou la non attribution des  attestations. »

 

Références bibliographiques : 

Neurophysiologie

1Raichle M, Snyder A. A defaut mode of brain function. Neuroimage 2007. 37:1083-1090

2McGeown WJ, Mazzoni G et al. Hypnotic induction decreases anterior default mode activity. Conscious  Cogn. 2009 Dec;18(4):848-855.

3Garcia-Larrea L, Jackson PL. Pain and the conscious brain. Wolters Kluwer, Philadelphia 2016, 255 pp.  4- Wood GJ, Bughi S, Morrison J, Tanavoli S, Zadeh HH. Hypnosis, differential expression of cytokines by

T-cell subsets, and the hypothalamo-pituitary-adrenal axis. Am J Clin Hypnosis, 2003 Jan;45(3):179-  96.

5Goodin BR, Quinn NB, Quinn NB, Kronfli T, King CD, Page GG, Haythornthwaite JA, Edwards RR,  Stapleton LM, Mc Guire L. Experimental Pain Ratings and Reactivity of Cortisol and Soluble Tumor  Necrosis Factor-α Receptor II Following a Trial of Hypnosis: Results of a Randomized Controlled Pilot

Study. Pain Med. 2012 Jan;13(1):29-44.

6Schoen M, Nowack K. Reconditioning the stress response with hypnosis CD reduces the inflammatory

cytokine IL-6 and influences resilience: a pilot study. Complement Ther Clin Pract. 2013  May;19(2):83-8.

7Vanhaudenhuyse A, Laureys S, Faymonville ME. Neurophyisology of hypnosis. Clinical neurophysilogy

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8Fingelkurts AIA, Fingelkurts Ana, Kallo S, Revonsuo A (2007) Hypnosis induces reorganization in the  composition of brain oscillation in EEG: A case study. Contemp Hyp 24:3-18

9Hermann CS, Frund I, Lenz D. Human gamma-band activity: a review on cognitive and behaviral  correlates and network models Neurosci Biobehav 2010 Rev 34: 981-992

10Rossi E, The psychology of mind-body healing, Norton, 1986

11Rossi E, A discourse with our genes, Norton, 2007  12- Jouvent, Le cercveau magicien, Odile Jacob, 2009

13Roustang F, Qu’est-ce que l’hypnose?, Editions de Minuit,1994

14Musselec H, Hypnose en anesthésie: aspects techniques et application pratique dans un  établissement, Vigilances SFAR,n°25, pp 5-9, 2012

15Faymonville E, Hypnose et anesthésie: quelle est la part du rêve? MAPAR, 2005

16Doentz C, Brawanski A, Hansen E, The usefulness of the awake-awake-awake technique. Acta  Neurochir 2014; 156:1491-1492

 

Indications

1Montgomery GH, David D, Winkel G, Silverstein JH, Bovbjerg DH. The effectiveness of adjunctive hypnosis wth  surgical patients: a meta analysis. Anesth Analg 2002;94:1639-45

2EV Lang, Benotsch EG, Fick LJ, Lutgendorf S, Berbaum ML, Berbaum KS, Logan H, Spiegel D. Adjunctive non-  pharmacological analgesia for invasive medical procedures: a randomised trial. Lancet 2000; 355:1486-90

3Syrjala KL, Jensen MP, Mendoza ME, Yi JC, Fisher HM, Keefe FJ. Psychological and Behavioral Approaches to  Cancer Pain Management. J Clin Oncol. 2014; 32:1703-11.

4Elkins G, Marcus J, Stearns V, Perfect M, Rajab MH, Ruud C, Palamara L, Keith T. Randomized Trial of a  Hypnosis Intervention for Treatment of Hot Flashes Among Breast Cancer Survivors. J Clin Oncol.

2008;26:5022-6.

5Montgomery GH, David D, Kangas M, Green S, Sucala M, Bovbjerg DH, Hallquiste MN, Schnur JB.Randomized  controlled trial of a cognitive-behavioral therapy plus hypnosis intervention to control fatigue in patients  undergoing radiotherapy for breast cancer. J Clin Oncol. 2014 Feb 20 (6):557-63

6Roustang J, La fin de la plainte, Odile Jacob, 2000

7Bernard F, Virot C, Hypnose, douleurs aigües et anesthésie, Arnette, 2010

8Benhaiem JM, Le choix de l’hypnose pour soulager la douleur, La Douleur 2009

9Jensen M, The role of suggestion in hypnosis for chronic pain, Open Pain Journal,2010

10Jensen MP, Hypnosis for chronic pain management: Therapist guide. New York: Oxford University Press, 2011  11- Rossi E, Du symptôme à la lumière, Satas, 2009

12Faymonville ME, Douleur et analgésie, pp181-191, n°27, 2014

13Wood C, Bioy A, Hypnosis and pain in children, Journal of Pain and Symptom Management, 35, 437-446

14Hammond DC, Review of the efficacy of clinical hypnosis with headaches and migraines, Int J Clin exp Hyp, Apr  2007, 55(2): 2074-2019

15Bioy A, Celestin-Lhopiteau I, Aide-mémoire en hypnoalgésie et hypnosédation, Dunod, 2014  16- Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, rapport INSERM juin 2015

17Elkins G, Fischer W, Johnson A, SilwiskiI. Clinical hypnosis for teh palliative care of cancer patients. J.  Oncology (Williston Park). Aug;26 (8 Suppl Nurse Ed): 26-30

18Teike Leth F, Currat T, Spencer B, Jayet N, Cantin B. Hynosis as a resource in palliative care. a  qualitative study of the contribution of hypnosis to the care of oncology patient. Rech Soins Infirm. 2012  Sep;(110):787-89.

19Becchio J, Hypnose en soins palliatifs, Bulletin infirmier du cancer, 2009

 

Risques de dérives :

1- Miviludes : http://www.derives-sectes.gouv.fr/

1- La revue trimestrielle « Hypnose et Thérapies Brèves » – Editions Métawalk  2- Qu’est-ce que l’hypnose ? – François ROUSTANG – Les Editions de Minuit

3La communication dans le soin : Hypnose médicale et techniques relationnelles – Dr Hervé MUSELLEC – Dr Franck  BERNARD – Editions Arnette

4Hypnose médicale en situation difficile – Dr Franck GARDEN-BRECHE – Stéphanie DESANNEAUX-GUILLOU –  Editions Arnette

5L’hypnose aujourd’hui – sous la direction du Dr Jean-Marc BENHAIEM – Editions In Press  6- L’hypnose, une réinitilisation de nos cinq sens – Gaston BROSSEAU – InterEditions

7Hypnose, douleurs aiguës et anesthésie – Dr Claude VIROT – Dr Franck BERNARD – Editions Arnette

8Hypnoanalgésie et hypnosédation en 43 notions – Isabelle CELESTIN-LHOPITEAU – Antoine BIOY – Editions  Dunod

9Hypnothérapie et hypnose médicale en 57 notions – Isabelle CELESTIN-LHOPITEAU – Antoine BIOY – Editions  Dunod

10Soigner par l’hypnose – Dr Gérard SALEM – Dr Eric BONVIN – Editions Masson  11- Le grand livre de l’hypnose – Dr Grégory TOSTI – Editions Eyrolles

12Manuel d’hypnose pour les professions de santé – Dr Didier MICHAUX – Yves HALFON – Dr Chantal WOOD –  Editions Maloine

13Traité pratique de l’hypnose – Milton H. ERICKSON – Ernest L. ROSSI – Sheila I. ROSSI – Editions Grancher  14- Hypnose médicale : un plus dans l’accompagnement du patient porteur d’un cancer – David OGEZ – Fabienne

ROELANTS – Christine WATREMEZ – Editions Satas

15The Handbook of Contemporary Clinical Hypnosis: Theory and PracticeL Brann, J Owens, A Williamson, Wiley-  Blackwell 2015, 652 pp

16Aide-mémoire Hypnose en soins infirmiers en 29 notions – Elisabeth Barbier et Rémi Etienne, paru chez DUNOD  17- L’hypnose médicale sous la direction du Dr Jean-Marc Benhaiem (Med Line Editions, 2003)

17- L’hypnose médicale sous la direction du Dr Jean-Marc Benhaiem (Med Line Editions, 2003)

18- Métaphores et suggestions hypnotiques sous la direction de D. Corydon Hammond (éd Le Germe)

19- Peur, panique phobies – Giorgio Nardone

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