Place des thérapies complémentaires dans les Soins de support

    #Pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique
  • #thérapie
  • #alternatives
  • #complémentaire

Dernière mise à jour : 07/12/2012


Les thérapies complémentaires regroupent des approches des pratiques, des produits de santé et médicaux qui ne sont pas habituellement considérés comme faisant partie de la médecine conventionnelle, à un endroit et une période données.

 

L’AFSOS souhaite dans le domaine des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT ou plus simplement thérapies complémentaires) en soins de support, faire le point sur les pratiques existantes, celles qui sont reconnues et celles qui sont efficaces. Il est en effet difficile d’ignorer ces pratiques auxquelles nos patients recourent dans plus de 50% des cas, et qui ont une certaine place dans l’offre de soins. Il est important de faire le point sur les pratiques potentiellement dangereuses et notamment lorsqu’elles sont présentées comme alternatives à la médecine conventionnelle (Cf. définitions p.1).

Ce premier référentiel « socle » produit par un groupe d’experts consiste à proposer une information générale ; il s’inscrit dans une démarche plus globale du GTS thérapies complémentaires missionné par le conseil d’administration de l’AFSOS avec une enquête en cours menée en partenariat avec l’académie de médecine.

Cette information générale est une première étape non exhaustive.

Toutes les thérapies complémentaires ne sont donc pas citées dans ce référentiel y compris des thérapies qui ont fait l’objet de publications dans des revues avec comité de lecture (auriculothérapie, hypnose, art thérapie…).

L’analyse scientifique des thérapies est prévue selon l’approche méthodologique appliquée pour des recommandations de bonnes pratiques puis une déclinaison dans des référentiels « complémentaires ».

Explorer les chapitres de ce référentiel

PREAMBULE

L’AFSOS souhaite dans le domaine des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT ou plus simplement thérapies complémentaires) en soins de support, faire le point sur les pratiques existantes, celles qui sont reconnues et celles qui sont efficaces.

Il est en effet difficile d’ignorer ces pratiques auxquelles nos patients recourent dans plus de 50% des cas, et qui ont une certaine place dans l’offre de soins.

Il est important de faire le point sur les pratiques potentiellement dangereuses et notamment lorsqu’elles sont présentées comme alternatives à la médecine conventionnelle (Cf. définitions p.1). Ce premier référentiel « socle » produit par un groupe d’experts consiste à proposer une information générale ; il s’inscrit dans une démarche plus globale du GTS thérapies complémentaires missionné par le conseil d’administration de l’AFSOS avec une enquête en cours menée en partenariat avec l’académie de médecine. Cette information générale est une première étape non exhaustive.

Toutes les thérapies complémentaires ne sont donc pas citées dans ce référentiel y compris des thérapies qui ont fait l’objet de publications dans des revues avec comité de lecture (auriculothérapie, hypnose, art thérapie…).

L ’ analyse scientifique des thérapies est prévue selon l’approche méthodologique appliquée pour des recommandations de bonnes pratiques puis une déclinaison dans des référentiels « complémentaires »

Contributeurs

Coordination : Stéphanie Träger (RRC de Picardie)

Membres du groupe de travail : David Alimi ( IGR), Patrick Ben Soussan ( RRC d’Oncopaca-corse), Muriel Besson (RRC d’Oncopaca-corse), Xavier Blaizot ( RRC Basse Normandie), Tuy Nga Brignol ( IDF), Emilie Charles ( RRC Basse Normandie), Stéphane Chateil ( RRC de Picardie) Vanessa Conri ( RRC d’aquitaine),Alain Cras ( Oncauvergne), Claire Delorme (RRC Basse Normandie) Isabelle Dolizy ( Onco champagne Ardennes), Gwladys Fontaine ( RRC de Picardie), Isabelle Jaillet ( RRC d’Auvergne), Cyrille Le Jamtel( RRC Basse Normandie), Virginie Leloup Morit (RRC Basse Normandie), Josyane Monlouis ( RRC ) Armelle Peron ( RRC de Picardie), Dominique Roux ( Oncoauvergne) , Mme Armelle Kastriotis Desplanche (RRC Basse Normandie), Eliane Schloesser Lheureux ( ONCOPACA), Philippe Poulain ( RRC du Midi Pyrénées) Marie Roche (RRC Basse Normandie), Manuel Rodrigues ( Paris), Dominique ROUX ( RRC d’Auvergne) Jean Marc Stephan ( RRC Nord Pas-de-Calais), Eliane Schloesser Lheureux (RRC d’Oncopaca-corse), Christophe Tournigand ( Créteil), Véronique Tual ( RRC de Paris), Martine Van Damme ( RRC de Picardie), Isabelle VANPRAAGH ( RRC d’Auvergne)

Relecture : David Alimi, Fadila Farsi, Ivan Krakowski, Manuel Rodrigues, Stéphanie Träger

Approbateurs (participants aux ateliers des J2R du 06/12/2012) : Sandrine Arnaud (RRC d’Oncopaca),Jacques Barthelemy ( RRC d’Oncopaca), Alya Benraïs ( Guadeloupe), Christine Blaizac ( Toulon), Sandrine Boulin (Marseille), Isabelle Carre ( Montfermeil), Tiphaine Cornillon ( Saint Etienne), Karine Danno ( Laboratoires Boiron), Isabelle Dolizy ( RRC de champagne Ardennes), Fadila Farsi (RRC Rhône- Alpes), Catherine Filipucci ( Talard), Gisèle Gidde ( Montpellier), Marie Giudicelli ( Nice), Véronique Guerin-Meyer( Angers), Angélique Hubin( Moulins), Dominique Jaulmes ( Paris), Ivan Krakowski ( RRC Oncolor), Christine Lavignon ( Moulins), Jacques Le Treut ( Aix en Provence),Natacha Martin ( Aix en Provence),Sarah Megherbi ( Saint Etienne), Pabot du Chatelapd ( Angers), Armelle Peron ( Oncopic), Philippe Poulain (Oncomip), Christine Préaubert (Oncomip), Fares Sayah ( Aix en Provence), Catherine Sinclair (Ferolles Attilly)

Définitions

Les thérapies complémentaires regroupent des approches, des pratiques, des produits de santé et médicaux qui ne sont pas habituellement considérés comme faisant partie de la médecine conventionnelle, à un endroit et à une période donnés. (Définition du National Center for Complementary and Alternative Medicine)

• Ces thérapies peuvent être complémentaires (utilisées en compléments de la médecine conventionnelle) ou alternatives (utilisées à la place de la médecine conventionnelle).

• La notion de médecine intégrative désigne le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux thérapies complémentaires.

• Dans ce référentiel nous ne développerons que les thérapies complémentaires.

* Les différentes définitions existantes sont présentées dans l’annexe 1

Epidémiologie

Prévalence de l’utilisation des thérapies complémentaires :

• En France : 28%1 à 60 %2

• En Europe : en moyenne 35,9 %3

• Les différences de pourcentage dépendent des définitions des thérapies complémentaires utilisées pour chaque étude.

• Thérapies complémentaires les plus utilisées par les patients en France1,2,4:

– Homéopathie

– Suppléments alimentaires

– Régimes diététiques

– Phytothérapie

– Acupuncture

– Activité physique adaptée

• La prévalence et l’utilisation des thérapies complémentaires varient selon les cultures et les pays ( 1Simon L et al. Bull cancer 2007 2 Brugirard M et al. Support Care Cancer 2011 3 Molassiotis A et al. Ann Oncol 2005 4Träger-Maury S et al. Bull cancer 2007)

 

Principales sources d’information des patients en France 1,2,3,4:

– Entourage  – Presse  – Internet  – Soignants

• Le médecin est considéré par les patients comme la source d’information la plus fiable.

Raisons d’utilisation des thérapies complémentaires

• Citées par les patients :

– Atténuer les effets indésirables du traitement anticancéreux

– Stimuler le système immunitaire, renforcer les défenses de l’organisme pour mieux supporter le traitement

– Augmenter la qualité de vie, le bien-être global

– Guérir la maladie (Richardson et al JCO 2000, Boon H. et al JCO 2000)

–> 84 % des utilisateurs trouvent les thérapies complémentaires efficaces (Brugirard M et al. Support Care Cancer 2011)

• Citées par les soignants:

– Soulager les effets indésirables du traitement conventionnel

– Atténuer les problèmes psychologiques accompagnant la maladie

– Accompagner, préparer les patients aux chimiothérapies

Prévenir les fausses idées

  •  « Naturel » ne veut pas dire sans risque

 

  •  Une thérapie complémentaire ne peut jamais répondre à une situation d’ urgence

 

  • Placebo ne veut pas dire inefficace

 

  •  L’absence de preuve n ’est pas la preuve de l’absence d’efficacité

Annexes

Annexe 1  : Définitions

Annexe 2 : Classification des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique ( PNCAVT) selon la MIVILUDES *

Annexe 3 : Obligations déontologiques du médecin touchant les traitements non reconnu.

Annexe 4 : Sites internet conseillés

 

Consulter les annexes complètes dans le document PDF

Explorez les autres référentiels

Devenez membre de l'afsos